C’est quoi la transformation des données dans une modern data stack ?
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Parmi les 4 étapes d’une modern data stack (extraction, stockage, transformation, visualisation) la transformation des données est souvent l’étape la moins comprise par les équipes métiers:
En effet, sans modern data stack, il est souvent possible de connecter chaque source à la main puis de faire les jointures dans l’outil de visualisation pour obtenir des informations pertinentes. Mais ce processus n’est pas si efficace que ça et peu scalable.
I-Concrètement qu’est ce que la transformation de données permet ?
La transformation des données désigne l’ensemble des opérations qui permettent de convertir des données brutes, hétérogènes et souvent illisibles en données structurées, fiables et prêtes à être analysées.
Elle inclut des étapes comme :
- Le nettoyage (suppression des lignes en double)
- L’harmonisation (standardisation des formats de dates: lundi 6 janvier 2026 -> 06/01/2026)
- La restructuration (mise à plat de champs imbriqués comme les JSON ou arrays (cf shéma))
- L’enrichissement (ajout de règles métiers ou d’indicateurs calculés: si la ligne est une vente, alors mettre la valeur en négatif)
- La modélisation (création de tables agrégées ou de vues analytiques: CA par jour = ∑ des ventes de chaque journée, on "groupe" toutes les ventes)
Objectif final : rendre la donnée cohérente, exploitable et alignée avec les besoins des équipes métier, quels que soient les outils utilisés en aval (Looker Studio, Tableau, Power BI, CRM…).
Pensez à la transformation comme à un traducteur expert : il parle toutes les langues de vos sources de données, corrige les erreurs et prépare un rapport limpide pour les décideurs.

II- Qu’est ce qui se passerait sans transformation de données ?
1-Des jointures manuelles chronophages et risquées
Les équipes marketing ou data doivent créer des “hacks” pour relier les sources entre elles. Cela crée :
- Des dashboards surchargés pouvant être lent à charger
- Des règles métiers appliquées de manière inégale
- Des erreurs de double comptage fréquentes
⏱️ Temps perdu estimé : jusqu’à 20 à 30% du temps analyste dédié au traitement manuel des écarts.
️ 2-Un debug impossible en cas d’erreur
Chaque jour apporte son lot de changements : un ID qui disparaît, un format qui évolue, un champ renommé…
Sans transformation structurée :
- Les erreurs sont détectées trop tard (parfois par le client)
- Le point de rupture est difficile à identifier
- Les décisions sont prises sur des données erronées
🧯 La transformation centralise les règles métier dans un modèle reproductible, versionné et traçable. Cela permet une réaction rapide et un diagnostic précis.
III-Exemple de cas de transformation de données: agence média
Comme mentionné dans cet article sur le passage à la modern data stack d'une agence media:
Contexte : Une agence média gérant des campagnes digitales multicanal pour plusieurs clients. Avant la transformation, chaque client nécessitait :
- Connexion manuelle via Supermetrics
- Croisements dans Google Sheets
- Reporting final dans Looker Studio
Résultat : Un onboarding lent, une visibilité floue sur les campagnes, et
Impact : Des équipes occupées à tout sauf à piloter réellement la performance.
Solution : Mise en place de dbt Cloud pour industrialiser la transformation des données dans BigQuery :
- Vu des données par campagne, line item et créative
- Ajout de calculs métiers comme le budget restant ou le coût par lead net
- Génération de modèles réutilisables pour tous les clients
Bénéfices constatés :
- -80% de temps passé sur l’onboarding client
- 100% des campagnes centralisés dans un outil unique
- + 5 dimensions d’analyse dans les campagnes
Conclusion
Si vous investissez dans la visualisation de vos données mais négligez leur transformation, vous passez à côté de leur véritable valeur ajoutée.
Pour un CEO, un directeur marketing ou un responsable produit, la transformation est :
- Un gain de temps immédiat pour les équipes
- Un levier de performance via des analyses plus fines
- Un filet de sécurité contre les erreurs invisibles
La question n’est plus “faut-il transformer nos données ?” mais “combien de temps avons-nous déjà perdu sans transformation ?”

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